06-19-2003, 08:41 PM
Les vols sont suffisamment importants pour que la police fédérale décide de réagir: des centaines d'airbags ont été volés ces derniers mois en Belgique. Si, au départ, les vols étaient commis çà et là, et seulement pour quelques exemplaires, à présent il y a de quoi s'inquiéter sur ce phénomène.
D'autant que l'airbag dérobé n'est pas nécessairement replacé dans une autre voiture. Il est parfois utilisé comme explosif!
Etrangement, les voitures ciblées sont souvent les mêmes: des Ford, des Volvo et des Saab. Un des responsables de chez Ford confirme la succession des vols. «A deux reprises, un dealer basé à Ekeren a été cambriolé. Le 10 mars, 37 airbags ont été dérobés, puis 55 le 22 mai.» En avril, cinq voitures neuves en dépôt dans un garage Volvo de Turnhout ont été visées, 13 à Herentals. Depuis peu, le phénomène semble s'être déplacé vers la Campine. «Durant la nuit du 30 avril au 1er mai, 52 airbags ont été volés sur des Ford entreposées dans un garage.» Une nouvelle fois, c'était des véhicules neufs qui étaient visés.
Oui, mais comment ça se vole, un airbag? «Les voleurs ont cassé la vitre avant droite, ont ouvert la porte. Ensuite, ils s'en prennent à l'airbag conducteur uniquement. Il est fixé à l'aide de petits clips. Il est aisé de l'enlever avec un système de levier. Un gros tournevis suffit.»
Si les vols sont si nombreux, c'est qu'il existe un marché. Il existe trois réponses.
Un. Les airbags sont réaffectés dans un circuit qui fournit des pièces détachées à petits prix. Un nouveau coûte en moyenne entre 1.000 et 1.500 euros pièce. En acheter un d'occasion peut alléger les bourses.
Deux. Les airbags volés sont destinés à un trafic tenu par les Lituaniens spécialisés dans les voitures démantelées.
Trois. La police fédérale section terrorisme s'est posé quelques questions vu le fonctionnement de l'airbag et surtout son composant. L'airbag se gonfle grâce à un détonateur qui fait exploser un combustible composé de granulés. Un système conçu notamment avec l'aide de la Nasa. Pour mettre le feu à cette cartouche, le détonateur contient un dérivé de nitroglycérine. La section terrorisme s'est donc demandé si ces cartouches volées par centaines ne pouvaient pas, une fois rassemblées, être utilisées pour créer des bombes. La réponse est non, il faudrait bien plus d'airbags...
Par contre, certaines de ces cartouches ont été utilisées en Belgique pour faire exploser les cartouches des serrures de distributeurs, de boissons notamment! Il suffit alors aux voleurs - malins, car il fallait y penser - de se servir non pas en boissons, mais en monnaie.
D'autant que l'airbag dérobé n'est pas nécessairement replacé dans une autre voiture. Il est parfois utilisé comme explosif!
Etrangement, les voitures ciblées sont souvent les mêmes: des Ford, des Volvo et des Saab. Un des responsables de chez Ford confirme la succession des vols. «A deux reprises, un dealer basé à Ekeren a été cambriolé. Le 10 mars, 37 airbags ont été dérobés, puis 55 le 22 mai.» En avril, cinq voitures neuves en dépôt dans un garage Volvo de Turnhout ont été visées, 13 à Herentals. Depuis peu, le phénomène semble s'être déplacé vers la Campine. «Durant la nuit du 30 avril au 1er mai, 52 airbags ont été volés sur des Ford entreposées dans un garage.» Une nouvelle fois, c'était des véhicules neufs qui étaient visés.
Oui, mais comment ça se vole, un airbag? «Les voleurs ont cassé la vitre avant droite, ont ouvert la porte. Ensuite, ils s'en prennent à l'airbag conducteur uniquement. Il est fixé à l'aide de petits clips. Il est aisé de l'enlever avec un système de levier. Un gros tournevis suffit.»
Si les vols sont si nombreux, c'est qu'il existe un marché. Il existe trois réponses.
Un. Les airbags sont réaffectés dans un circuit qui fournit des pièces détachées à petits prix. Un nouveau coûte en moyenne entre 1.000 et 1.500 euros pièce. En acheter un d'occasion peut alléger les bourses.
Deux. Les airbags volés sont destinés à un trafic tenu par les Lituaniens spécialisés dans les voitures démantelées.
Trois. La police fédérale section terrorisme s'est posé quelques questions vu le fonctionnement de l'airbag et surtout son composant. L'airbag se gonfle grâce à un détonateur qui fait exploser un combustible composé de granulés. Un système conçu notamment avec l'aide de la Nasa. Pour mettre le feu à cette cartouche, le détonateur contient un dérivé de nitroglycérine. La section terrorisme s'est donc demandé si ces cartouches volées par centaines ne pouvaient pas, une fois rassemblées, être utilisées pour créer des bombes. La réponse est non, il faudrait bien plus d'airbags...
Par contre, certaines de ces cartouches ont été utilisées en Belgique pour faire exploser les cartouches des serrures de distributeurs, de boissons notamment! Il suffit alors aux voleurs - malins, car il fallait y penser - de se servir non pas en boissons, mais en monnaie.
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